Samedi dernier, rédaction de France Info. Premières dépêches de l'AFP sur le tremblement de terre en Asie du sud. Pendu au téléphone pour le week-end, J'essaie de receuillir le maximum de témoignages sur place. Difficile dans un premier temps, le séisme a détruit une grande partie des infrastructures de communication.
La fédération internationale du croissant rouge me donne finalement le numéro de Jurgen Kristensen, qui se trouvait par hasard à Islamabad au moment de la catastrophe, et qui tente de coordonner les secours dans le centre-ville, où plusieurs immeubles se sont effondrés.
Après une dizaine d'essais infructueux, j'arrive à l'avoir. Il est calme, souligne la dificulté des secours (très nombreuses répliques, orages violents). Autre témoignage, samedi soir. Le responsable de la communication et de la sécurité civile française, qui s'envole le soir même de Villacoublay avec 24 militaires, direction Islamabad. "Nicolas Sarkozy a pris très vite la décision d'envoyer une équipe" me précise-t-il d'emblée. Hm.
Aujourd'hui, a tête hors du guidon, j'essaie de réfléchir au traitement médiatique des catastrophes. Sarkozy fait une nouvelle fois démonstration de volontarisme, d'accord. Mais le plus surprenant est la disponibilité des interlocuteurs. On pourrait croire qu'un sauveteur a autre chose à faire qu'un direct sur CNN... Au contraire. Début d'explication dans un excellent texte de la fédération internationale des ccroix rouges.
Un tour chez Pisani, qui a déniché cette analyse.
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